Quand les femmes prennent la parole, elles ouvrent quelque chose de subtil dans l’âme et le coeur des gens. Du moins, c’est ce que le public venu écouter les histoires des conteuses Isabel Dos Santos, Claudette L’Heureux et Christine Mayr ont ressenti en ce soir d’hiver terrible à Montréal (-36°C au moins).

C’était une soirée hommage tout d’abord à la parole conteuse de la défunte Brigitte Fauchoux, dont l’âme semblait planer sur les mots des conteuses.

Myriame El Yamani a commencé la soirée en expliquant comment Dieu avait créé les histoires, lui qui s’était créé créateur et qui a été bien surpris de résultat. Isabel Dos Santos nous ensuite parlé de la rencontre de sa grand-mère avec le gitan Matéo, rencontre qui fut inoubliable dans ce Portugal du début du siècle passé. Elle nous a donné aussi quelques mots en portugais d’une histoire de Maure et de Chrétien que sa grand-mère lui racontait.

Christine Mayr est partie en compagnie de « la vieille femme » à la croisée des chemins qui a tissé toutes sortes de châle, couronne, linceul pour finalement apprendre à s’aimer soi-même. Puis, elle a déclamé quatre poèmes d’amour en allemand.

Claudette L’heureux quant à elle nous avait réservé quelques histoires croustillantes sur des dessous féminins d’une conteuse française de passage chez elle et surtout elle a démystifié l’origine des ceintures fléchées que nous pensons québécoise mais en fait vient directement de Bagdad. Le croyez-vous?

Merci à Lucie et François qui repartent de l’autre côté de la grande mare d’eau et qui nous ont encore tant charmés avec leur musique enjouée, vibrante et empreinte de tant de voyages.

 
     
   

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