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Au tambour, un chant d’honneur réservé aux hommes et un chant de l’eau réservé aux femmes, les contes autochtones sont très proches de la nature. Ils permettent de ponctuer le temps et d’enrichir les humains par leur sagesse, leur spiritualité, leur conviction. Bob Seven-Crows, Mig’mag de la Gaspésie par sa mère et métis Kaskakia de l’Illinois par son père, a ouvert le voyage en terre autochtone, accompagné de Johanne Parent, herboriste de la communauté Meskaquie, issue des esclaves du Mississipi et de Nicole O’bomsawin, raconteuse Abénaki. Avec beaucoup de charme et de simplicité, ce conteur nous a expliqué comment le vent avait autrefois été emprisonné dans une crevasse par un petit garçon et comment sa grand-mère (Koukoun) l’avait aidé à dégager le vent pour éviter les catastrophes. Vive et attachante, Nicole O’bomsawin, surnommée l’oiseau-mouche, a décliné avec nous le cycle des saisons. Car, selon la tradition, on associe à chaque saison une couleur, un aliment, une chanson, un animal. Par exemple, au printemps, c’est l’eau de l’érable qui est célébrée. Mais parfois aussi, on la magane, cette nature, comme Johanne Parent nous l’a raconté avec ce conte sur ces OGM et autres monstruosités de notre monde moderne. Ce fut, encore une fois, une soirée magique, enveloppée par l’harmonie et la parole de ces Autochtones, qui nous tant à nous apprendre. Il suffit de les écouter pour partager avec eux un peu de bonheur ici-bas. |
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© Maison internationale du conte