Qui sont ces femmes au destin étrange qui ont marqué tant de générations de Québécoises et Québécois ? Apparemment, rien ne les distingue des autres, si ce n’est leur courage, leur folie ou leur détermination.

Le traditionnel conte de Rose La Tulipe dans la bouche, les mots et les gestes de François Lavallée deviennent des perles rares, celles qu’on ne porte au cou que les jours de fête. De son nouveau spectacle sur le recycleur de talents, il a pris la musicienne qui joue la mélodie de ses instruments avec sa bouche et qui est en amour avec un trappeur urbain. Stéphanie Bénéteau, qui s’attaque toujours aux grands mythes du monde, a plongé tout d’abord dans l’univers de Marie-Rose, devenue loup-garou ou femme-garou, si vous préférez, pour ensuite nous faire rencontrer Sedna, jeune fille à longue chevelure qui a fini par sombrer dans la mer et dont les doigts coupés sont devenus les poissons et les mains les mammifères marins. Isabelle Crépeau est partie à la recherche de cette Marie-Jo, belle jeune femme qui a fait tourner tant de têtes et qui est devenue, dans les mots d’Isabelle, la Corrivaux qu’on a pendue haut et court. Myriame El Yamani a terminé la soirée avec Badra, conte berbère de la princesse aux pouvoirs magiques.

Merci à Sandrine Pitarque de nous avoir, encore une fois, ouvert sa résidence d’artiste, le temps de cette soirée, ainsi que le CALQ, l’OFQJ et l’AFAA. pour avoir rendu possible un tel évènement. Et un grand merci à toutes les conteuses et tous les conteurs qui, depuis janvier 2006, sont venus nous rendre visite au Studio Cormier et qui soutiennent, par leurs paroles engagées et leur fantaisie, l’aventure de la Maison internationale du conte. Je vous dis à l’automne prochain, dans un nouveau lieu.

 
     
   

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