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Quelle soirée ! Chaude et pleine d’énergie ! La Khaïma était bien achalandée, ce soir-là, et les habitués de la tente d’Atigh étaient venus se réchauffer, en écoutant la musique des mots des conteurs, issus des Caraïbes. Ce fut un beau mélange de langues (espagnol, créole et français) et aux dires du conteur spécialement invité, Victor Corva Correa, du Vénézuela, ce fut une de ses plus belles soirées au Québec. Il faut dire que ce conteur ne manque de chaleur et d’énergie pour nous divertir, avec son langage coloré, ses manières toutes sud-américaines de raconter l’histoire du perroquet et du sultan, qui dans la version vénézuélienne est devenue le perroquet et le dictateur. Il nous a ensuite embarqué dans une histoire très rocambolesque du plus vieux village du Maroc et dans une splendide chanson avec son « cuatro », typique instrument à quatre cordes de son pays. C’est Marie-Célie Agnant, écrivaine et conteuse d’Haïti qui avait démarré le bal, avec l’histoire de Thésin, le poisson amoureux, pour continuer ensuite par les aventures des deux bourriques et le hibou amoureux. Quelle gestuelle enivrante et cette voix chaude et grave en même temps, qui nous a bercés pour de longs moments ! Patricia Vial nous avait réservé une version personnelle, très poignante, de la femme-iguane dans le rythme et les mythes mayas de l’île des femmes. Et la surprise de la soirée fut Gabriela Melendez, originaire du Mexique, qui pour la toute première fois, contait en public et nous a merveilleusement bien embarqué dans l’histoire du crapaud chantant. Merci à vous, chères conteuses et cher conteur, d’avoir partagé avec nous vos talents et vos paroles, qui ont fait notre bonheur et nous ont transporté toute la soirée et toute la nuit. Crick, Crack, habia una vez, il était une fois… Revenez nous voir quand vous voulez. |
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© Maison internationale du conte