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Il neigeait ce soir-là à Montréal. Une petite neige mouillée, fatigante, œuvre sans nul doute du diable qui avait coincé François Lavallée, un de nos conteurs invités dans ces contrées… Mais qu’à cela ne tienne, Oro Anahory-Librowicz nous a très vite embarqués dans l’histoire d’Asmodée, le démon qui apprit au roi Salomon le secret de l’illusion. Jacques Pasquet a pris le relais avec les farfadets, êtres de terroir, de la Vendée, joueurs de tours qui aimaient bien s’installer sur le chenet du foyer. Mais attention, il ne faut pas moquer d’eux, sinon le sort en est jeté. Et il a continué à enfiler comme des perles des contes d’esprits qui traînent près des lavoirs et des loups-garous qui crient à la nuit. La deuxième partie de la soirée était plutôt un tour du monde en raccourci, avec Myriame El Yamani qui a conté pour la première fois l’histoire du champ des djinns dans un petit village d’Afrique. Atigh Ould a continué avec sa saga de Rorolariya, un homme de son village qu’il a croisé sur la rue St-Viateur, œuvre sans doute de quelque djinn de Mauritanie qui traînait dans le coin. Drôle et passionné, Atigh a fini par nous convaincre que cette planète était peuplée d’une foule de menteurs qui s’ignorent. Et la soirée s’est terminée sur le conte irlandais de la rencontre du diable avec un joueur de dés raconté par Oro et du destin terrifiant d’une montre à gousset de Jacques. Nous sommes maintenant avertis qu’il faut croire aux esprits et surtout qu’il ne faut pas les énerver. Merci aux conteuses, aux conteurs et au public. |
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© Maison internationale du conte