Tout le monde semble connaître l’histoire du petit chaperon rouge et du grand méchant loup. Pourtant, Charles Perrault, lui-même, l’avait déjà un peu édulcorée pour ne pas effrayer les enfants. Et il en est de même pour Cendrillon et autres contes classiques.

Jacques Pasquet nous a partagé ses connaissances du monde du conte, qui, tout compte fait, est loin d’avoir été écrit et fait pour les enfants. Au contraire, cette mémoire populaire servait aussi à s’initier aux choses de la vie et à combattre les frayeurs de la petite enfance. Jamais plus nous n’entendrons cette histoire de petit chaperon rouge de la même façon, c’est sûr. Il est peut-être temps de comprendre que si le conteur est responsable de ces histoires, il ne vit en dehors de son siècle, au contraire. Il peut et doit y amener son grain de sel, sans pour autant infantiliser les gens. Et si les contes classiques réussissent à passer l’épreuve du temps, ce n’est pas seulement par leur morale, mais par l’imaginaire qu’ils ouvrent et les leçons de vie qu’ils nous apportent.

 
     
   

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